On devient PARENT ou POLITICIEN sans EXAMEN

Mais pour la PÊCHE, c’est beaucoup plus SÉRIEUX, il faut un… PERMIS !

ATTESTATION DE COMPÉTENCES – MONTREZ-MOI VOTRE PERMIS

« Avec l’entrée en vigueur au 1er janvier 2009, de la nouvelle ordonnance fédérale sur la protection des animaux, celui qui veut obtenir l’autorisation de capturer des poissons et des écrevisses doit apporter la preuve qu’il connaît le droit relatif à la protection des animaux en matière de pêche et qu’il dispose de connaissances halieutiques (de la pêche) suffisantes, notamment par rapport à la mise à mort du poisson. »

Les nouveaux pêcheurs devront suivre un cours de 5 heures qui se terminera par un contrôle des connaissances et leur permettra d’obtenir UNE ATTESTATION DE COMPÉTENCES (attestation SaNa).

En Valais, ce document OFFICIEL est délivré par le Département des finances, des institutions et de la sécurité, le Service cantonal de la chasse, de la pêche et de la faune. Pas moins.

Le canton du Valais a une LOI cantonale sur la pêche de 72 articles, une ordonnance de 24 articles et un arrêté cantonal qui définit au centimètre près la longueur minimale pour chaque poisson (celle de l’omble chevalier est fixée à 26 cm pour votre information). Le prix du permis annuel est fixé entre CHF 200.- et 350.-.

Ce qui est valable pour le Valais – cité ici à titre d’exemple – l’est également pour tous les cantons car LA LOI EST FÉDÉRALE. De même que la Suisse exige un permis pour conduire un vélomoteur ou promener un chien, elle a légiféré sur la vie du hamster ou du poisson rouge solitaire dans un bocal (qui doivent désormais vivre en couple), de la couleur des sacs poubelle et j’en passe.

MONTREZ-MOI VOTRE PERMIS.

SANS – AUCUNE – ATTESTATION DE COMPÉTENCES.

Il est des activités pour l’exercice desquelles la Suisse n’exige aucun certificat, aucun diplôme, ne fait passer aucun examen, n’effectue aucune vérification préalable au « principe de précaution ».

La plus exploitée est à n’en pas douter :

LA PROCRÉATION – SANS PERMIS

Tout être capable d’engendrer – dans le mariage ou à la sauvette avec la voisine, un soir d’égarement ou sous l’emprise de l’alcool – peut produire autant de descendants qu’il le désire, avec n’importe quels partenaires successifs, sans permis, sans limite et sans frein.

Que le couple géniteur soit frappé d’un lourd handicap mental ou physique héréditaire diagnostiqué, qu’il soit victime du chômage de longue durée, toxico, ruiné ou endetté jusqu’au cou, faible, malade, échappé d’une prison ou d’un asile de fous, sans papiers, incapable de pourvoir à ses propres besoins donc à ceux de ses enfants, peu importe, le « libre droit au bébé » n’est contesté par personne.

Le droit à la protection est plus sévère pour l’omble chevalier que pour l’enfant non désiré.

Pour garder votre sans-froid et toutes vos facultés vous devez respecter un taux d’alcoolémie pour conduire un vélo-moteur, pas pour engendrer votre enfant.

Le nombre de prestations de suivis de mineurs ne cesse d’augmenter.

L’ÉTAT EST COMPLICE

L’État non seulement accepte, mais il participe activement à ce grand cirque.

L’État valaisan (en exemple ici pour comparer avec l’omble chevalier de ci-dessus) fournit, dès que votre salaire atteint CHF 870.- /mois, un montant de CHF 275.- pendant 16 ans soit CHF 52’800.- auxquels s’ajoutent les montants, versés si l’enfant poursuit des études qui peuvent aller jusqu’à 25 ans, de CHF 425.-/mois pour un maximum de 9 ans soit CHF 45’900.-.

Sans contre partie, sans vérification, sans demande de résultat aucune, l’État peut verser pour chaque enfant à ses parents plus de CHF 100’000.- si l’on y ajoute l’allocation de naissance.

D’expérience je peux vous dire que cela ne couvre absolument pas les frais d’un enfant et de loin. Les parents ne s’enrichissent pas en touchant ces allocations. Ce n’est définitivement pas une bonne « affaire » financière d’avoir un enfant.

Cependant le problème n’est pas là. Le problème est que l’État dépense un montant important en attribuant la gestion des enfants aux parents sans contrepartie, vérification ni « principe de précaution » ou garantie « de bonne fin ».

Rétablissons les bonnes PRIORITÉS

Je suis ABSTENTIONNISTE car l’État est capable d’imposer un cours obligatoire pour s’assurer que le futur pêcheur « doit apporter la preuve (…) qu’il dispose de connaissances halieutiques (de la pêche) suffisantes » pour la pêche de l’omble chevalier, et qu’il ne fait rien pour s’assurer que tous les parents doivent apporter la preuve qu’ils disposent de compétences relationnelles suffisantes pour l’éducation d’un enfant.

La BONNE NOUVELLE est qu’il serait facile de remédier au problème en créant des cours.

Créons une « réelle » école des parents – obligatoire pour tous les parents tant que l’enfant est mineur, puis facultative. Formons les formateurs (parents) de nos enfants. Nos enfants sont notre futur. Cela est une priorité absolue.

Comme personne ne peut prétendre avoir la science infuse, ces cours amèneront une expérience enrichissante à chaque parent, répondant à une partie de leurs problèmes, les mettant en relation avec des parents avec les mêmes soucis, créant un cadre d’échanges favorables à la communauté.

On y favorisera le savoir être, les compétences relationnelles, les savoirs comportementaux – appelés souvent « soft skills » – la médiation, l’écoute, le dialogue, la résolution de problèmes et le management par l’exemple.

On pourra – selon son désir – le faire en couple ou séparément, choisir son cours en le centrant sur un problème précis (l’adoption, l’intégration, une différence de culture, d’âge, de langue) ou au contraire prendre le problème avec la vue la plus large possible (l’attitude vis-à-vis de la colère, de la jalousie, comment traiter le mensonge) rencontrer des personnes de sa provenance, nationalité, langue maternelle et voir que l’on n’est pas seul et que nos enfants méritent tous qu’on les traite mieux.

Je ne connais aucun parent fier et contant à 100 % de la relation qu’il a avec ses enfants, ni de l’éducation qu’il a donné ou du modèle qu’il a transmis. Tous les parents méritent notre aide car l’expérience n’est facile pour personne et c’est – à peu près – la seule où nous ne recevons aucune formation, d’aucune sorte, à aucun moment, ou que trop tard, par l’expérience. Et cette expérience est – souvent – faite au dépend de nos enfants.

Nos enfants méritent mieux. Il méritent que leurs parents soient préparés, en tout cas aussi bien que pour la pêche de l’omble chevalier, à l’expérience qui les attend.

.
L’ AUTRE BONNE NOUVELLE est que si l’école est un succès – mais qui peut en douter – on pourrait répliquer le modèle à d’autres groupes de personnes – qui pratiquent également sans permis et sans formation – comme les POLITICIENS par exemple.

Être élu ne nécessite aucune attestation de compétence.

Je me suis laissé – même – dire que certaines personnes cumulaient ces
deux fonctions ne nécessitant pas d’attestation de compétences mais qu’elles en auraient grand besoin. Pure médisance. J’en suis sûr.

Je vous souhaite une douce et agréable journée.

PS : La semaine prochaine je vous parle de péréquation financière. A jeudi prochain.